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La 7ème Edition du Festival International de Sélingué
       
Rentrée littéraire du Malimardi 24 février 2015 - vendredi 27 février 2015Conférences / Séminaires

Description  

Comme chaque année le mois de février met le livre à l’honneur avec la rentrée littéraire. Cette édition se déroulera du 24 au 27 février sur le thème « Osons réinventer l’avenir ». L’Institut français du Mali a le plaisir d’accueillir certains évènements de cette rentrée  

 

Le Mali contemporain_new3

Comme chaque année le mois de février met le livre à l’honneur avec la rentrée littéraire. Cette édition se déroulera du 24 au 27 février sur le thème « Osons réinventer l’avenir ». L’Institut français du Mali a le plaisir d’accueillir certains évènements de cette rentrée  

« (…) La Rentrée littéraire 2015 a pour titre : « Osons réinventer l’avenir ». Cette idée, réinventer l’avenir, empruntée à Thomas Sankara, nous paraît opportune, voire vitale, en ces temps de crise multiforme qui frappe le monde en général et l’Afrique en particulier. Ré-inventer l’avenir suppose qu’il ait été auparavant inventé ! En tout cas, pensé. Par des spécialistes : constructeurs, éducateurs, économistes, politiciens… Le désir de ré-inventer (ou de re-penser) l’avenir, est celui des populations, de la jeunesse surtout, des écrivains, des artistes, bref, de la grande masse des « utopistes » et de ceux, entrepreneurs créatifs, pour qui « réinventer le monde » (Rimbaud) est le seul moyen de le perpétuer dans la paix.Ce thème se déclinera sous plusieurs sous-thèmes, objets des conférences et rencontres-débats qui seront organisés. »

Ibrahima Yaya

 

 

Mardi 24 février

 

BAMAKO URBANISATION..

10h // Présentation du livre Urbanisation d’une communauté africaine de Claude Meillasoux (IRD & Editions Tombouctou, 2014)

Sous la coprésidence de Mme Ndiaye Tamatoulaye Diallo, Ministre de la Culture, et de Son Exc. M. Gilles Huberson, Ambassadeur de France au Mali.

 

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19h // Soirée Chrysalide avec la projection du film Kateb Yacine, l’amour et la révolution de Kamel Dehane (1989 / Algérie / 60’)

Kateb Yacine, écrivain et poète algérien d’origine berbère, instruit dans la langue du colonisateur, considérait la langue française comme « le butin de guerre » des Algériens. 
Ce film est l’unique portrait filmé de ce personnage lumineux dont l’œuvre traduit la quête d’identité d’un pays aux multiples cultures et les aspirations de son peuple.

Le film sera suivi d’un échange avec le public, animé par les auteurs Hajar Bali et Djaber Debzi (Algérie)

 

 

Mercredi 25 février

 

11h // Table ronde : Écrire en temps de crise

Que signifierait alors l’expression « écrire en temps de crise » ? Quelle littérature ? Quelle crise ? Comment l’écrivain réinvente-t-il  la littérature émancipatrice à l’aune de l’héritage littéraire des Fanon, Sankara, Hampâté Bâ, Mandela … ? Si les peuples luttent toujours, de quelle(s) crise(s) se charge aujourd’hui l’écrivain ? De la sienne propre intrinsèquement humaine ? Quel est son fardeau ? Enfin, qu’est-ce que la « littérature d’urgence » ?

 

En présence des auteurs suivants : Nourredine Saadi (Algérie), Felwine Sarr (Sénégal), Keltoum Sennhauser (Mali), Rodrigue Eyema (Congo).

Modérateur : Valérie Marin La Meslée (France)

 

Bf

17h30 // Débat: Quand l’Afrique change l’Afrique : Tunisie, Burkina Faso…

De remous souterrains en explosions spectaculaires, l’Afrique bouge et se mue de façon imprévisible ces dernières années. Le rêve de tourner la page d’une dynastie familiale a tourné court en Libye et en Égypte, laissant la place à l’amertume et au chaos. Ces grands pays, jadis solides et confiants, tout comme le Nigéria et toute la région du Sahel semblent sur le point de sombrer à chaque instant. Comment raconter les présages et lendemains des grands chambardements en cours sur le continent ? Quelles leçons à tirer des « cas à part » qu’on illustre maintenant par les événements récents en Tunisie et au Burkina ?

 

En présence des auteurs suivants : Yamen Manaï (Tunisie), Sami Tchak (Togo), Elise Ouattara-Coulibaly (Burkina Faso), Samir Toumi (Algérie).

Modérateur : Mamadou Bani Diallo (Mali)

 

19h // Café littéraire autour des auteurs Jean-Noël Pancrazi et Sami Tchak

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Jean-Noël Pancrazi

Ce romancier d’origine corse est né en Algérie, pays qu’il quitte avec ses parents en 1962 après l’indépendance pour s’installer en métropole à Perpignan, puis à Paris. Agrégé de Lettres modernes en 1972 et collaborateur au Monde des Livres, il est membre du jury du Prix Renaudot depuis 1999. Il est connu pour son écriture recherchée. Il a publié une dizaine de livres, dont lesQuartiers d’hiver (prix Médicis 1990) et Tout est passé si vite (prix du roman de l’Académie française 2003).

 

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Sami Tchak

Sali Tchak, pseudonyme de Sadamba Tcha-Koura, est né au Togo en 1960. Basé à Paris, Sami Tchak est à la fois écrivain et essayiste, connu pour ses romans : « Felle infidèle » (NEA, 2988, « Place des fêtes » (Gallimard, 2001), « Hermina » (Gallimard, 2003), « La fête des masques » (Gallimard 2004) et de nombreux essais de sociologie publiés aux Éditions l’Harmattan dont « La sexualité féminine en Afrique », « L’Afrique à l’épreuve du sida », « La prostitution à Cuba (Communisme, ruse et débrouille) ». En 2004, il est récompensé du Grand prix littéraire d’Afrique noire, pour l’ensemble de son œuvre. Il publie à Mercure de France « Le Paradis des chiots » en 2006 (Prix Ahmadou Kourouma, puis « Filles de Mexico » en 2008, et « Al Capone le Malien » en 2011. Il est aussi l’auteur de nombreux articles publiés dans des encyclopédies, des revues scientifiques, et de nouvelles parues dans des recueils collectifs.

 

La-Porte-du-Non-Retour-de-Philippe-Ducros

21h // Soirée théâtre 

Mise en lecture de La porte de non-retour de Philippe Ducros (Canada) avec Philippe Ducros, Veronika Mabardi (Belgique), Sirafily Diango (Mali) et présentée par Boubacar Belco Diallo (Mali)

Cette pièce est issue de deux voyages en Afrique. Le premier en 2008, de l’Afrique de l’Ouest d’où sont partis les négriers, jusqu’à l’Ethiopie des grandes familles. Une descente qui aboutit au creux du désert, dans le camp de Kebribeyah où vivent des milliers de refugiés somaliens, depuis 1992 pour certains. Le deuxième voyage a eu lieu en septembre en 2010, en République démocratique du Congo, de Masina, commune délabrée en bordure de Kinshasa la débordante, jusqu’au camp des déplacés internes de Mugunga3, au Nord Kivu, là où les conflits rivalisent encore d’horreur aux pieds des volcans.

 

 

 

Jeudi 26 février

 

11h // Café littéraire : Afrique, valeurs d’hier, valeurs d’aujourd’hui

Avec Sarah Haidar (Algérie), Djaïla Amal (Cameroun), Adamou Idé (Niger), Facoh Donki Diarra (Mali)

Modérateur : Valérie Marin La Meslée

Le monde qui s’effondre peut être cruel, mais sa disparition suscite nostalgie et regret. Elle se vit (mal) comme la perte du royaume de l’enfance commune, l’effacement des repères moraux de sociétés désormais à la dérive et l’angoisse face à l’inexorable aliénation des générations suivantes. Est-ce un devoir de génération la rupture avec cette symbiose supposée des aînés avec les valeurs d’antan? Faut-il également pleurer les « mauvais livres » dans la vieille bibliothèque qui brûle ?

 

17h // Le Grand Débat : Le Mali contemporain

Le Mali est bien différent de ce qu’on en voit à la télévision, que ce soit à Bamako ou à Paris ! Voilà ce qu’on apprend en lisant les observations que des chercheurs maliens et français ont faites en  enquêtant directement dans divers milieux : ceux de la coopération décentralisée, les milieux religieux, les jeunes dans leurs grins, les collectivités locales dans l’exercice de leurs attributions, etc. Ce qui préoccupe les Maliens apparait alors bien plus clairement : ils se sentent exclus de toutes les décisions importantes pour leur pays, ils ont une opinion détestable de leurs élus, ils souffrent de l’échec total de l’école malienne, ils se sentent condamnés au chômage et aux petits boulots, ils voient la bourgeoisie bamakoise s’enrichir à leurs dépends… Voilà de quoi réfléchir aux causes profondes de la crise et, s’il est encore temps, aux moyens d’en sortir.

 

Animé par Moussa Sow, Jean-Noël Pancrazi, Thierry Perret et Shaka Bagayogo.

Modérateur : Joseph Brunet-Jailly (France)

 

 

19h // Café littéraire autour des auteurs Yamen Manaï et Samir Toumi

 

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Yamen Manaï

Né en 1980 à Tunis, Yamen Manai vit à Paris. Ingénieur, il travaille sur les nouvelles technologies de l’information. Les éditions elyzad ont publié en poche son premier roman La marche de l’incertitude (2010), Prix Comar d’Or en Tunisie, Prix des lycéens Coup de cœur de Coup de Soleil. La sérénade d’Ibrahim Santos paraît en 2011 chez le même éditeur.

 

 

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Samir Toumi

Alger, le cri est le premier livre de Samir Toumi et ses mots se déroulent à partir d’un silence inquiétant, celui de sa naissance: le refus initial de crier, et de respirer, que le roman travaille et explore. Le narrateur nous entraîne dans une ville labyrinthique, à la fois réelle et fantasmée, que l’auteur cherche à saisir dans son essence et dans ses rapports avec d’autres villes, Tunis à l’est, Oran à l’ouest:

« Cette ville m’assaille, elle monte et elle descend. Chaotique, elle m’épuise, ses pulsations désordonnées sont les miennes, miroir de mon incohérence, de mon chaos ».

Au silence originel de cet enfant sidéré, que l’on doit secouer par les pieds pour l’amener enfin à crier et à vivre, répond le mutisme de la ville que le narrateur cherche à fuir mais à laquelle il revient toujours. « J’aimerais tellement parler, mais dans ma ville on ne parle pas, on ne regarde pas ».

 

Poesie 

21h // Soirée lectures et musique au Patio : Quand le Nord est poésies : diversités et métissages

Avec Keltoum Sennhauser, Albakaye Ousmane Kounta, Zeïni Moulaye, Abdoulaye Ascofaré, Boubacar Belco Diallo, Fatoumata Keïta, Mohamed Ag Erless, Veronika Mabardi, Aziz SitenK, …

Quoi de mieux que la poésie et la musique pour faire se retrouver, se réconcilier ? Fleurir le temps d’une soirée des lendemains heureux sur le fleuve, les dunes, les pâturages, les champs, les azalais, les yaarals …En ces moments où le Mali rêve à voix haute de paix et de retrouvailles, de grandes voix de la poésie s’accordent avec des virtuoses de la musique pour célébrer les patrimoines et créations littéraires et mélodiques des communautés du Nord dans leurs diversités et métissages.

 

 

Et … Libraire de la rentrée : dépôt-vente de livres tous les jours, du 24 au 28 février

 

Entrée libre

 

 Retrouver l’intégralité du programme de la rentrée littéraire sur www.rentreelitterairedumali.org

 


 
 
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